Peugeot 205 Cabriolet, retour du lion aux bonnes habitudes

La tradition du cabriolet est une pratique bien ancrée chez Peugeot : si l’on s’en tient à la période d’après-guerre, la marque au lion va proposer sans discontinuer pendant près de 30 ans, de 1951 à 1982, une telle carrosserie. Malheureusement, au tournant des années 70/80, la digestion plus que difficile des rachats successifs de Citroën et Simca, vont mettre les finances dans le rouge très vif. Il n’y aura donc pas de 305 et 505 cabriolets, successeurs logiques des 304 et 504, il faudra patienter jusqu‘en 1986 afin de voir réapparaître une telle offre dans la gamme. En effet, grâce au succès de la 205, mais aussi, ne l’oublions pas, de la BX ; le groupe PSA renouera avec les bénéfices, lui laissant plus de latitude pour proposer des modèles de niches. Les finances sont certes dans une meilleure forme mais il ne faut néanmoins pas faire n’importe quoi avec cet argent. Ainsi, au contraire des modèles précédents qui disposaient d’une carrosserie spécifique nantie d’une malle proéminente, on va « simplement » découper le toit de la 205 trois portes. Le bémol d’un cabriolet réalisé à partir d’un véhicule deux volumes réside dans le fait qu’il est impossible, faute de place, d’escamoter complètement la capote pliée dans un logement prévu à cet effet, elle reste donc visible. Mais le succès de la Talbot Samba Cabriolet et surtout, de la Volkswagen Golf découvrable, montrera que cette option est viable aux yeux des clients. Décidément, cette Golf servira de vrai fil rouge tout au long de la conception de la 205 : outre la multiplication des versions « normales », on reprendra les concepts GTI et cabriolet ! Après tout, si une formule fonctionne chez un constructeur, pourquoi ne pas la reprendre ? Avec sa 205 Cabriolet, Peugeot va utiliser une méthode ayant fait ses preuves par le passé et c’est donc le carrossier italien Pininfarina qui aura la tâche de dessiner, concevoir et fabriquer une partie de celle-ci.

C’est en janvier 1986 que Peugeot va introduire le cabriolet qu’il place d’emblée en haut de la gamme : on n’aura le choix qu’entre deux versions de pointe CT et CTI. La première est basée sur les GT/XT en reprenant toute la définition technique à commencer par son moteur de 80 ch. Vous aurez compris que la seconde est calquée sur sa sœur GTI et, surfant sur la renommée de cette dernière, rencontrera un grand succès. Calquée ? Eh bien pas tout à fait ! Si la plastique est rigoureusement identique à la GTI, ce n’est pas le cas de la technique : découper une voiture signifie une fragilisation de la résistance mécanique de la carrosserie, il faut donc renforcer cette dernière à des endroits stratégiques afin de retrouver les qualités de la version fermée. On le sait, ce n’est pas toujours possible et c’est malheureusement le cas pour notre 205 ouverte. Ainsi, sa carrosserie n’était pas assez rigide pour accepter les déformations induites par le train avant élaboré de la GTI. Elle va donc se contenter du train avant des modèles standards et ne pourra pas prétendre à être une vraie sportive, ce sera donc une GTI « Canada dry » : physiquement semblable mais techniquement différente. Cela n’empêchera pas les clients de choisir cette version plutôt que la CT qui restera dans l’ombre.

Peugeot, conscient du problème, va décliner en 1988 son cabriolet dans une version plus accessible en reprenant le concept « Junior » qui fait un tabac dans les ventes, ce sera la CJ que l’on peut traduire par « Carte Jeune » ou « Cabriolet Junior ». En reprenant les gimmicks des trois et cinq portes, dont les fameux sièges en Jean’s, le résultat ne se fera pas attendre, les ventes vont décoller, surtout en couleur blanche, évinçant du coup la CT de la gamme.

En 1990, une nouvelle définition fera son apparition à travers la Roland Garros, le succès étant une nouvelle fois au rendez-vous avec les versions fermées, Peugeot décidera de la décliner en cabriolet qui deviendra ainsi une des 205 les plus emblématiques de la gamme. Il faut dire que la combinaison du vert métallisé avec les sièges mi-cuir blancs et ceintures rouges colleront parfaitement au côté exclusif qu’attend la clientèle d’une version découvrable. On peut se poser la question au passage si la sobriété de la première CT explique peut-être son manque de succès ? Le cabriolet Roland Garros est basé sur la finition XS, donc se place résolument en haut de gamme et en bonne alternative à la CTI.

Pour sa dernière année de commercialisation, la gamme sera simplifiée et ne subsistera que la version prénommée… « Cabriolet » ! Elle se contentera du 1360 cm3 de 75 ch à injection et la palette de teinte sera limitée à cinq unités. Après presque dix ans d’existence, la 205 laissera le rôle exclusif de cabriolet Peugeot à la magnifique 306, qui reprend pour le coup la formule de la malle proéminente.

Pour conclure je vous propose un résumé de toutes ces versions sous forme d’un poster à commander ci-dessous.

Disponible en boutique

Poster 50 x 70 Peugeot 205 Cabriolets, les différentes versions

Poster aux dimensions de 50 x 70 imprimé sur papier photo mat de haute qualité garantissant une netteté et un rendu des couleurs excellents.

70,00 €

Poster 40 x 60 Peugeot 205 Cabriolets, les différentes versions

Poster aux dimensions de 40 x 60 imprimé sur papier photo mat de haute qualité garantissant une netteté et un rendu des couleurs excellents.

60,00 €

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